FAQ

  • Les variants dont on parle, notamment les deux premiers, se caractérisent essentiellement par une capacité à se transmettre plus facilement que le virus SARS-Cov-2 que l’on connait jusqu’alors.

    En attendant que le vaccin ne soit administré à l’ensemble, ou tout au moins une grande partie, de la population, les mesures de protection suivantes sont recommandées.

    • Respecter une distance physique de 2 mètres entre 2 personnes et respecter les jauges d’accueil dans les locaux recevant du public ;
    • Concernant le port du masque :
      – remplacer les masques de fabrication artisanale et les masques de catégorie 2 (norme AFNOR) par les masques grand public de catégorie 1 (norme AFNOR), à plus fort pouvoir filtrant, si possible dès l’âge de 6 ans ;
      – bien ajuster le masque de manière à couvrir le nez, la bouche et le menton ;
      – ne pas superposer les masques
      – ne pas utiliser les masques de type FFP2 en population générale.
    • Réaliser une hygiène des mains le plus souvent possible
    • Respecter strictement l’ensemble des gestes barrières (ex. ne pas se serrer la main, ne pas s’embrasser, tousser dans son coude, utiliser un mouchoir jetable, etc.),
    • Nettoyer les locaux et les surfaces avec des produits détergents-désinfectants respectant la norme de virucidie ;
    • S’assurer du bon fonctionnement des systèmes de ventilation et aérer les locaux plusieurs fois par jour dans les pièces occupées par plusieurs personnes ;

Les réveillons familiaux ou amicaux des 24 et 31 décembre sont considérées comme des périodes de sur-risque pour les raisons suivantes. En ce qui concerne :

  • les locaux, s’ils sont de petite taille et peu ou mal aérés, ils créent les conditions d’un confinement favorisant une densité importante du virus et des distances insuffisantes entre les participants ;
  • la durée de la réunion, de plusieurs heures, elle accroit mathématiquement la probabilité de transmission du virus ;
  • les émissions de virus, elles sont plus importantes si le ton de la voix s’élève en parallèle du niveau sonore ambiant ;
  • le port du masque, il devient moins rigoureux au fur et à mesure de l’avancée de la réunion ;
  • la vigilance, elle a tendance à baisser dans un groupe dont tous membres se connaissent d’autant plus qu’il y a consommation d’alcool :
  • les activités telles que les jeux ou la danse, elles réduisent la distance physique entre les individus.
  •  
  • A l’instar des pharmacies, les cabinets de médecine sont ouverts, mais attention : il est demandé aux personnes qui ressentent les symptômes de la COVID-19 de ne pas se rendre au cabinet de leur médecin de ville. En cas de symptômes légers (fièvre et toux), il faut d’abord appeler son médecin traitant ou opter pour une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent au bout de quelques jours, il faut appeler le 15.
  • Les commerces de matériel médical restent ouverts. Source : gouvernement.fr
  • Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin si besoin et ne me rends pas directement au cabinet, au laboratoire ou aux urgences ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU – Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • En l’état actuel des connaissances, rien n’indique que ma grossesse m’expose particulièrement à la COVID-19. J’applique les gestes et comportements qui permettent de freiner l’épidémie. Le Haut Conseil de la santé publique recommande cependant d’appliquer aux femmes enceintes, à partir du troisième trimestre de grossesse, les mesures préventives applicables aux personnes fragiles (par exemple : restriction voire interdiction des visites, contre-indication quant à l’usage des transports collectifs, limitation des contacts avec les enfants de moins de 10 ans). Source : gouvernement.fr
  • Je respecte strictement les gestes barrières
  • Exposée à des risques de forme grave ou de complication de la COVID-19, je réduis mes sorties et mes déplacements au strict minimum
  • Je limite les rencontres avec mes proches (en particulier lorsqu’ils sont mineurs) et privilégie les contacts téléphoniques ou audiovisuels
  • Si j’ai des symptômes grippaux mal tolérés, je contacte le SAMU – Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • Exposée à des risques de forme grave ou de complication de la COVID-19, je réduis mes sorties et déplacements au strict minimum
  • Je limite les rencontres avec mes proches et privilégie les contacts téléphoniques ou audiovisuels
  • Je respecte strictement les gestes barrières
  • Si je vis en établissement pour personne en situation de handicap : Je ne reçois aucune visite et m’abstiens de toute sortie,
  • Si j’ai des symptômes grippaux mal tolérés, je contacte le SAMU Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • Le masque dit « grand public » a des caractéristiques différentes de celles des masques FFP2 et chirurgicaux
  • Un masque grand public :
    1. a une efficacité de filtration d’au moins 70% pour des particules de 3 microns ;
    2. répond aux spécifications de l’AFNOR Spec S76-001 (voir le guide publié par l’AFNOR);
    3. est fabriqué par des industriels ou des particuliers.
    4. est réutilisables et à usage multiple
  • Les performances des masques fabriqués de manière artisanale ne sont pas garanties.

Face aux infections, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Porter un masque
  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter.
  • Éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts.

Pour en savoir plus : cliquez ici

Retrouvez toutes ces mesures sur www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Mise en garde : il est impossible de créer et de maintenir, dans une maison ou un appartement, des conditions stériles. Il y aura donc toujours un risque de véhiculer du virus SARS-Cov-2 avec soi ; les mesures préconisées réduisent cependant très fortement ce risque.

En rentrant chez vous après avoir fait vos courses :

  • Déchaussez-vous dès l’entrée ;
  • Lavez-vous les mains immédiatement ;
  • Retirez votre manteau, votre chapeau et rangez-les ;
  • Retirez les suremballages des produits achetés et jetez-les ;
  • Laissez préférentiellement les fruits et légumes à température ambiante ;
  • Rangez vos achats pour les produits à garder à température ambiante ;
  • Réemballez, éventuellement, les produits à garder au froid avant de les placer dans le réfrigérateur ;
  • Videz la poubelle ;
  • Lavez-vous les mains ;
  • Lavez le sol avec de l’eau de javel diluée dans les pièces où les paquets ont été manipulés (entrée, cuisine le plus souvent) ;

Pour désinfecter, l’eau de javel est utilisée diluée de 0.1% à 0,5% de chlore actif (200 ml à 1 litre de Javel à 2,6% + 4 l d’eau froide).

Il est également possible d’utiliser un produit validé par la norme EN 14 476 en suivant les recommandations du fabricant.

Source : Société française d’hygiène hospitalière et Haut Conseil de la santé publique

Plusieurs villes, en France et ailleurs, ont réalisé des désinfections de l’espace public par aspersion de désinfectants, notamment d’eau de javel. 

Cette stratégie appelle plusieurs remarques :

  • Les virus qui peuvent être sur la voierie, ne sont pas dans des conditions favorables pour une transmission à l’homme. La transmission du virus a lieu essentiellement par contact direct ; sans ce contact direct, il n’y aurait pas de pandémie ;
  • L’épandage de détergents, notamment d’eau de javel, peut avoir des effets délétères majeurs sur l’environnement et des installations telles que le système d’épuration de l’eau, d’autant que ces opérations devraient être répétées à plusieurs reprises pendant la vague pandémique.

Dans ces conditions, il n’apparaît pas souhaitable d’encourager de telles initiatives pour répondre au stress de la population face à ce virus très transmissible.

Des mesures simples sont par contre à recommander en rentrant chez soi :

  1. Enlever ses chaussures dès l’entrée ;
  2. Se laver les mains (car les chaussures pourraient être contaminées) ;
  3. Retirer son manteau et le ranger ;
  4. Se laver les mains (car le manteau pourrait être contaminé) ;
  5. Procéder régulièrement à un lavage du sol avec un linge humide imprégné d’eau de javel. Ne pas utiliser d’aspirateur qui pourrait créer un aérosol de particules virales.

Boire de l’eau chaude, se soigner par les plantes ou les huiles essentielles, différents remèdes sont évoqués sur Internet, la plupart du temps sans aucun fondement scientifique. Le traitement de la COVID-19, comme pour toute autre maladie, doit reposer sur des bases scientifiques solides. Seuls seront sélectionnés les médicaments pour lesquels il existe des données sûres et suffisantes en matière d’efficacité et d’innocuité, obtenues à partir d’études cliniques.

Chaque médicament choisi doit être disponible sous une forme dont la qualité peut être garantie, y compris en ce qui concerne sa biodisponibilité, sa stabilité dans les conditions prévues de stockage et d’utilisation doit être démontrée. Lorsque deux ou plusieurs médicaments semblent équivalents en ce qui concerne les critères ci-dessus, le choix sera déterminé par une étude comparative approfondie de leur efficacité, de leur innocuité, de leur qualité, de leur prix et de leur disponibilité.

Lorsqu’une personne guérit d’une maladie causée par un microbe (bactérie ou virus), son sang contient des anticorps dirigés contre ce microbe, d’où l’idée de collecter le plasma sanguin de patients guéris et d’en perfuser les anticorps à d’autres malades. Si ce procédé qui consiste à donner un « coup de pouce » immunitaire a montré son efficacité dans le passé contre d’autres maladies infectieuses comme la diphtérie, il n’est pas toujours couronné de succès.

On pourrait aussi imaginer créer en laboratoire des anticorps ciblés pour un fragment spécifique du pathogène, ici le virus ou la cellule infectée, pour ordonner sa destruction. Encore faut-il trouver le bon anticorps. Dans le monde, plusieurs laboratoires travaillent sur cette piste et des tests précliniques sont en cours.

Pour contrer cette pandémie, l’équipe de recherche dédiée « Task Force » réunissant des chercheurs de plusieurs laboratoires spécialisés de l’Institut Pasteur de Lille est pleinement mobilisée dans la recherche d’un traitement contre la COVID-19, avec 3 objectifs stratégiques :

  • Identifier au plus vite des médicaments, parmi ceux disponibles dans le monde, capables d’inhiber le virus, et démarrer un essai clinique en lien avec les médecins ;
  • Découvrir des cibles vaccinales pour protéger la population ;
  • Trouver les armes thérapeutiques indispensables aux potentielles futures épidémies.

A l’heure actuelle, les chercheurs expérimentent le repositionnement de molécules en testant des principes actifs déjà utilisés pour d’autres maladies et qui pourraient répondre efficacement contre la COVID-19. Depuis plusieurs semaines, nos chercheurs ont commencé à tester différentes molécules face au COVID-19, grâce à notre chimiothèque de 200 000 composés et nos équipements de haute sécurité. Parmi les 2000 molécules présélectionnées, l’une a donné des résultats particulièrement intéressants et incite à pousser les explorations avant de proposer un essai clinique.

Les patients à risque de formes sévères de COVID-19 sont : 

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • Les patients obèses (IMC>30)
  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires: hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébral ou coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée et les malades atteints de cancer sous traitement ;
  • Les patients atteints d’un cancer depuis moins de 3 ans

Plusieurs études (toutes préliminaires) indiquent que le BCG pourrait protéger, dans une certaine mesure, contre la COVID-19. Cette hypothèse se base sur une comparaison de la fréquence de la COVID-19 dans les pays où la couverture vaccinale avec le BCG est forte avec ceux où elle est quasiment absente. 

De plus, les enfants semblent moins susceptibles que les adultes, ce qui pourrait être dû au fait que les enfants ont été vaccinés par le BCG souvent à la naissance, mais aussi le vaccin contre la rougeole, qui pourrait avoir le même effet que le BCG car tous les deux sont des vaccins vivants. Il est connu depuis longtemps que ces vaccins ont des effets bénéfiques non-spécifiques contre des infections respiratoires. 

Compte tenu de ces observations faut-il, actuellement, se faire vacciner ou re-vacciner par le BCG ou la rougeole ?

Il est trop tôt pour formuler une telle recommandation ; un essai clinique randomisé réalisé dans les normes de bonnes pratiques de recherche clinique est indispensable avant de formuler une telle recommandation. 
L’Institut Pasteur de Lille (inventeur du BCG) travaille actuellement sur la mise en place d’une étude visant à évaluer l’effet protecteur du BCG contre la COVID-19. Cette étude s’inscrit dans le cadre du programme REACTing contre la COVID-19 et dans un effort international impliquant plusieurs pays, dont l’Espagne.

Il existe deux types de tests qui peuvent être utilisés pour le diagnostic d’une infection COVID-19 :

  • Un test de biologie moléculaire (appelé RT-PCR) basé sur la recherche d’un fragment du génome du virus.  Si ce test est positif cela signifie que le sujet est porteur du virus ou qu’il reste des fragments non viables du virus dans le prélèvement analysé. Un test négatif ne peut pas être interprété comme une absence d’infection si le prélèvement n’a pas été réalisé dans les conditions requises.
  • Un test sérologique basé sur la recherche d’anticorps. Si ce test est positif cela signifie que le sujet a été infecté par le virus mais cela ne préjuge pas de son état d’immunité vis-à-vis de la COVID-19. Un test négatif ne peut pas être interprété comme une absence d’infection si le prélèvement a été réalisé trop tôt après l’infection.

La production d’un vaccin en quelques mois a été possible pour 3 raisons essentielles :

  • les scientifiques avaient déjà identifié sur d’autres coronavirus la protéine du virus qui devait être ciblée (protéine « spike ») pour obtenir un vaccin efficace
  • les vaccins à « ARN messager », à l’inverse des vaccins « classiques » ne nécessitent pas la production du virus en grande quantité, ce qui représente un gain de temps considérable
  • la phase 3 des essais cliniques qui est très coûteuse du fait d’essais cliniques à réaliser sur plusieurs dizaines de milliers de volontaires, a bénéficié d’un soutien financier public important et rapide.

Le fumeur et la Covid-19 : Réponses de Daniel Camus de l’Institut Pasteur de Lille

Les études menées sur le sujet sont très contradictoires et présentent de nombreux biais. Dans l’état actuel des connaissances, fumer ne peut être considéré comme un moyen de protection vis-à-vis de l’infection par SARS-CoV-2. Dans ce contexte, la prise de produits nicotiniques à visée de protection contre le Covid-19 est déconseillée

Lors d’une Covid-19, les admissions en réanimation et les décès sont plus fréquents chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Ces observations rejoignent ce qui est observé pour d’autres infections respiratoires.

Fumer ou vapoter oblige à retirer le masque ce qui expose au risque de contamination des personnes (fumeurs ou non-fumeurs) se trouvant à proximité du fumeur/vapoteur.

Le risque est accru dans les circonstances où les fumeurs ou vapoteurs se regroupent dans un périmètre restreint, y compris en milieu extérieur : espaces fumeurs extérieurs situés sur la voie publique ou du lieu de travail ou d’un établissement recevant du public (ERP).

Il n’existe pas, à ce jour, d’études scientifiques qui démontrent que la fumée et l’aérosol de cigarettes/cigares/pipes/chicha augmente le risque de transmission du SARS-CoV-2 entre deux fumeurs ou un fumeur et un non-fumeur.

Toutefois, la pratique du tabagisme (regroupement physique, retrait du masque, partage d’objet et des cigarettes) peut augmenter le risque de contamination entre fumeurs.

Une distance minimale de 2 m entre 2 fumeurs ou entre un fumeur et un non-fumeur est recommandée à l’extérieur et dans des espaces extérieurs semi-clos faiblement confinés, exemple : un abribus.

Il est déconseillé de fumer dans des structures cloisonnées à l’extérieur et dans les espaces intérieurs confinés.

Ces recommandations s’intègrent dans les mesures individuelles (distance physique, hygiène des mains, respect des gestes barrières, port d’un masque) et collectives (nettoyage des surfaces touchées, aération des espaces et gestion du flux de personnes).

Un numéro vert répond en permanence à vos questions,

24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000

Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, si vous présentez des premiers signes d’infections respiratoires (fièvre ou sensation de fièvre, toux) restez chez vous et appelez votre médecin. Si les signes s’aggravent, appelez le 15 ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.

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