FAQ

  • Les visites aux personnes fragiles et âgées à domicile comme dans les établissements médico-sociaux sont suspendues. Les mineurs et les personnes malades ne peuvent plus accéder à ces établissements, maternités comprises. En revanche, les services de soins et d’accompagnement à domicile continuent à intervenir auprès des plus fragiles lorsque cela est nécessaire ; ils doivent néanmoins appliquer les gestes barrières avec une attention extrême. Source : gouvernement.fr
  • A l’instar des pharmacies, les cabinets de médecine resteront ouverts, mais attention : il est demandé aux personnes qui ressentent les symptômes du Coronavirus de ne pas se rendre au cabinet de leur médecin de ville. En cas de symptômes légers (fièvre et toux), il faut d’abord appeler son médecin traitant ou opter pour une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent au bout de quelques jours, il faut appeler le 15.
  • Les commerces de matériel médical restent ouverts. Source : gouvernement.fr
  • Toutes les capacités hospitalières nationales et le maximum de médecins et de soignants sont mobilisés, et les consultations et les soins « non essentiels » sont reportés dans les hôpitaux. Source : gouvernement.fr
  • Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin si besoin et ne me rends pas directement au cabinet, au laboratoire ou aux urgences ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU – Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • En l’état actuel des connaissances, rien n’indique que ma grossesse m’expose particulièrement au coronavirus. J’applique les gestes et comportements qui permettent de freiner l’épidémie. Le Haut Conseil de la santé publique recommande cependant d’appliquer aux femmes enceintes, à partir du troisième trimestre de grossesse, les mesures préventives applicables aux personnes fragiles (par exemple : restriction voire interdiction des visites, contre-indication quant à l’usage des transports collectifs, limitation des contacts avec les enfants de moins de 10 ans). Source : gouvernement.fr
  • Je respecte strictement les gestes barrières
  • Exposée à des risques de forme grave ou de complication de la COVID-19, je réduis mes sorties et mes déplacements au strict minimum
  • Je limite les rencontres avec mes proches (en particulier lorsqu’ils sont mineurs) et privilégie les contacts téléphoniques ou audiovisuels
  • Je ne reçois aucune visite et m’abstiens de toute sortie
  • Si j’ai des symptômes grippaux mal tolérés, je contacte le SAMU – Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • Exposée à des risques de forme grave ou de complication de la COVID-19, je réduis mes sorties et déplacements au strict minimum
  • Je limite les rencontres avec mes proches et privilégie les contacts téléphoniques ou audiovisuels
  • Je respecte strictement les gestes barrières
  • Si je vis en établissement pour personne en situation de handicap : Je ne reçois aucune visite et m’abstiens de toute sortie,
  • Si j’ai des symptômes grippaux mal tolérés, je contacte le SAMU Centre 15. Source : gouvernement.fr
  • Le port d’un masque grand public est préconisé dans certaines situations pour se protéger et protéger les autres. Il ne se substitue en aucune manière au respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale. Source : gouvernement.fr
  • Le masque dit « grand public » a des caractéristiques différentes de celles des masques FFP2 et chirurgicaux
  • Un masque grand public :
    1. a une efficacité de filtration d’au moins 70% pour des particules de 3 microns ;
    2. répond aux spécifications de l’AFNOR Spec S76-001 (voir le guide publié par l’AFNOR);
    3. est fabriqué par des industriels ou des particuliers.
    4. est réutilisables et à usage multiple
  • Les performances des masques fabriqués de manière artisanale ne sont pas garanties.

Face aux infections, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter.
  • Éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts.

Pour en savoir plus : cliquez ici

Enfin, avec l’application de l’état d’urgence sanitaire, il est primordial de respecter toutes les mesures en vigueur durant la phase de déconfinement. Retrouvez toutes ces mesures sur www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Dans une situation d’épidémie importante de la COVID-19, il n’est plus possible d’hospitaliser tous les patients et les moins graves sont invités à rester à domicile. Il importe donc de fournir une conduite à tenir aux personnes qui prennent en charge à domicile un patient ou qui vivent sous le même toit qu’un patient.

Éléments à prendre en compte, principes généraux d’hygiènes pour le soigné et le soignant, scènes de la vie courante…, une fiche conseil est disponible sur le site de l’Institut Pasteur de Lille.

Pour en savoir plus : cliquez ici

Mise en garde : il est impossible de créer et de maintenir, dans une maison ou un appartement, des conditions stériles. Il y aura donc toujours un risque de véhiculer du virus SARS-Cov-2 avec soi ; les mesures préconisées réduisent cependant très fortement ce risque.

En rentrant chez vous après avoir fait vos courses :

  • Déchaussez-vous dès l’entrée ;
  • Lavez-vous les mains immédiatement ;
  • Retirez votre manteau, votre chapeau et rangez-les ;
  • Retirez les suremballages des produits achetés et jetez-les ;
  • Laissez préférentiellement les fruits et légumes à température ambiante ;
  • Rangez vos achats pour les produits à garder à température ambiante ;
  • Réemballez, éventuellement, les produits à garder au froid avant de les placer dans le réfrigérateur ;
  • Videz la poubelle ;
  • Lavez-vous les mains ;
  • Lavez le sol avec de l’eau de javel diluée dans les pièces où les paquets ont été manipulés (entrée, cuisine le plus souvent) ;
  • Lavez-vous les mains.

Pour désinfecter, l’eau de javel est utilisée diluée de 0.1% à 0,5% de chlore actif (200 ml à 1 litre de Javel à 2,6% + 4 l d’eau froide).

Il est également possible d’utiliser un produit validé par la norme EN 14 476 en suivant les recommandations du fabricant.

Source : Société française d’hygiène hospitalière et Haut Conseil de la santé publique

Cette (légitime) question revient régulièrement et nous étions gênés de répondre car ne pouvant nous appuyer que sur des tests préalablement réalisés sur des coronavirus apparentés au SARS-Cov-2.

Que disent les travaux expérimentaux et répondent-ils à la question ?

Oui, ils fournissent de précieux éléments de réponse mais :

  • Ils ne doivent pas être pris au pied de la lettre car les conditions expérimentales ne simulent pas toutes les conditions et situations de la vraie vie ;
  • Le virus, même resté présent sur une surface, après plusieurs heures ou plusieurs jours, peut ne plus être infectant pour l’Homme car devenu en quantité insuffisante.

Que montrent les expériences les plus récentes réalisées avec le SARS-Cov-2 :

  • Le virus a été détecté 72 heures après son application sur du plastique ou de l’acier inoxydable mais avec une forte diminution de son pouvoir infectieux ;
  • Aucun virus viable n’a été retrouvé sur du carton après 24 heures ;
  • Aucun virus viable n’a été retrouvé sur du cuivre après 4 heures de contact ;
  • Le virus reste infectieux pendant plus de 3 heures dans un aérosol.

Source : Neeltje van Doremalen et collaborateurs. Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1, The New England Journal of Medicine, 27 mars 2020.

Plusieurs villes, en France et ailleurs, ont réalisé des désinfections de l’espace public par aspersion de désinfectants, notamment d’eau de javel. 

Cette stratégie appelle plusieurs remarques :

  • Les virus qui peuvent être sur la voierie, ne sont pas dans des conditions favorables pour une transmission à l’homme. La transmission du virus a lieu essentiellement par contact direct ; sans ce contact direct, il n’y aurait pas de pandémie ;
  • L’épandage de détergents, notamment d’eau de javel, peut avoir des effets délétères majeurs sur l’environnement et des installations telles que le système d’épuration de l’eau, d’autant que ces opérations devraient être répétées à plusieurs reprises pendant la vague pandémique.

Dans ces conditions, il n’apparaît pas souhaitable d’encourager de telles initiatives pour répondre au stress de la population face à ce virus très transmissible.

Des mesures simples sont par contre à recommander en rentrant chez soi :

  1. Enlever ses chaussures dès l’entrée ;
  2. Se laver les mains (car les chaussures pourraient être contaminées) ;
  3. Retirer son manteau et le ranger ;
  4. Se laver les mains (car le manteau pourrait être contaminé) ;
  5. Procéder régulièrement à un lavage du sol avec un linge humide imprégné d’eau de javel. Ne pas utiliser d’aspirateur qui pourrait créer un aérosol de particules virales.

Boire de l’eau chaude, se soigner par les plantes ou les huiles essentielles, différents remèdes sont évoqués sur Internet, la plupart du temps sans aucun fondement scientifique. Le traitement du COVID-19, comme pour toute autre maladie, doit reposer sur des bases scientifiques solides. Seuls seront sélectionnés les médicaments pour lesquels il existe des données sûres et suffisantes en matière d’efficacité et d’innocuité, obtenues à partir d’études cliniques.

Chaque médicament choisi doit être disponible sous une forme dont la qualité peut être garantie, y compris en ce qui concerne sa biodisponibilité, sa stabilité dans les conditions prévues de stockage et d’utilisation doit être démontrée. Lorsque deux ou plusieurs médicaments semblent équivalents en ce qui concerne les critères ci-dessus, le choix sera déterminé par une étude comparative approfondie de leur efficacité, de leur innocuité, de leur qualité, de leur prix et de leur disponibilité.

Lorsqu’une personne guérit d’une maladie causée par un microbe (bactérie ou virus), son sang contient des anticorps dirigés contre ce microbe, d’où l’idée de collecter le plasma sanguin de patients guéris et d’en perfuser les anticorps à d’autres malades. Si ce procédé qui consiste à donner un « coup de pouce » immunitaire a montré son efficacité dans le passé contre d’autres maladies infectieuses comme la diphtérie, il n’est pas toujours couronné de succès.

On pourrait aussi imaginer créer en laboratoire des anticorps ciblés pour un fragment spécifique du pathogène, ici le virus ou la cellule infectée, pour ordonner sa destruction. Encore faut-il trouver le bon anticorps. Dans le monde, plusieurs laboratoires travaillent sur cette piste et des tests précliniques sont en cours.

La survie du SARS-CoV-2 dans l’environnement n’est pas connue mais pourrait s’apparenter à celle d’autres coronavirus. En plus de la température, la durée de survie est conditionnée par d’autres paramètres comme le type de support, l’humidité relative, la quantité de liquide biologique et la concentration virale initiale

Une récente étude menée dans le cadre de la pandémie COVID-19, montre une relation inverse entre l’activité du virus SARS-CoV-2 et la température ou l’humidité relative ambiantes. C’est dans les pays où la température ou l’humidité relative sont les plus élevées que la pandémie a le moins progressé. Ceci laisse supposer qu’avec les conditions estivales (chaleur et pluies) la pandémie pourrait régresser.

Pour contrer cette pandémie, l’équipe de recherche dédiée « Task Force » réunissant des chercheurs de plusieurs laboratoires spécialisés de l’Institut Pasteur de Lille est pleinement mobilisée dans la recherche d’un traitement contre la COVID-19, avec 3 objectifs stratégiques :

  • Identifier au plus vite des médicaments, parmi ceux disponibles dans le monde, capables d’inhiber le virus, et démarrer un essai clinique en lien avec les médecins ;
  • Découvrir des cibles vaccinales pour protéger la population ;
  • Trouver les armes thérapeutiques indispensables aux potentielles futures épidémies.

A l’heure actuelle, les chercheurs expérimentent le repositionnement de molécules en testant des principes actifs déjà utilisés pour d’autres maladies et qui pourraient répondre efficacement contre la COVID-19. Depuis plusieurs semaines, nos chercheurs ont commencé à tester différentes molécules face au COVID-19, grâce à notre chimiothèque de 200 000 composés et nos équipements de haute sécurité. Parmi les 2000 molécules présélectionnées, l’une a donné des résultats particulièrement intéressants et incite à pousser les explorations avant de proposer un essai clinique.

Les patients à risque de formes sévères de COVID-19 sont : 

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires: hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébral ou coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée et les malades atteints de cancer sous traitement.

A l’Institut Pasteur de Lille, nous testons des milliers de molécules dont la chloroquine et l’hydroxychloroquine, qui vont servir de points de comparaisonCette molécule, qui a déjà été testée in vitro, inhibe la réplication du virus à l’intérieur des cellules, mais à des doses importantes. Tout le débat aujourd’hui est de savoir si cela pourra fonctionner chez l’homme étant donné les doses nécessaires pour y parvenir. Des essais commencent dans cinq hôpitaux français, dont un à Lille, pour s’assurer que le traitement est compatible avec des doses supportables d’un point de vue thérapeutique. A ce stade, il est important d’éviter toute automédication et de respecter les indications de votre médecin.

Pour concevoir un vaccin, il faut d’abord définir le principe vaccinal, ce que vous allez utiliser pour vacciner : un virus entier, un virus atténué, ou une partie du virus ? Pour faire ce choix, il faut comprendre davantage la biologie du virus. Mais aussi faire des recherches en immunologie pour savoir ce qui va protéger le patient. Cette connaissance est la première étape, et pour l’instant nous savons encore peu de choses. La découverte d’un vaccin va au moins demander un an ou deux.

Plusieurs études (toutes préliminaires) indiquent que le BCG pourrait protéger, dans une certaine mesure, contre la COVID-19. Cette hypothèse se base sur une comparaison de la fréquence de la COVID-19 dans les pays où la couverture vaccinale avec le BCG est forte avec ceux où elle est quasiment absente. 

De plus, les enfants semblent moins susceptibles que les adultes, ce qui pourrait être dû au fait que les enfants ont été vaccinés par le BCG souvent à la naissance, mais aussi le vaccin contre la rougeole, qui pourrait avoir le même effet que le BCG car tous les deux sont des vaccins vivants. Il est connu depuis longtemps que ces vaccins ont des effets bénéfiques non-spécifiques contre des infections respiratoires. 

Compte tenu de ces observations faut-il, actuellement, se faire vacciner ou re-vacciner par le BCG ou la rougeole ?

Il est trop tôt pour formuler une telle recommandation ; un essai clinique randomisé réalisé dans les normes de bonnes pratiques de recherche clinique est indispensable avant de formuler une telle recommandation. 
L’Institut Pasteur de Lille (inventeur du BCG) travaille actuellement sur la mise en place d’une étude visant à évaluer l’effet protecteur du BCG contre la COVID-19. Cette étude s’inscrit dans le cadre du programme REACTing contre la COVID-19 et dans un effort international impliquant plusieurs pays, dont l’Espagne.

Il existe deux types de tests qui peuvent être utilisés pour le diagnostic d’une infection COVID-19 :

  • Un test de biologie moléculaire (appelé RT-PCR) basé sur la recherche d’un fragment du génome du virus.  Si ce test est positif cela signifie que le sujet est porteur du virus ou qu’il reste des fragments non viables  du virus dans le prélèvement analysé. Un test négatif ne peut pas être interprété comme une absence d’infection si le prélèvement n’a pas été réalisé dans les conditions requises.
  • Un test sérologique basé sur la recherche d’anticorps. Si ce test est positif cela signifie que le sujet a été infecté par le virus mais cela ne préjuge pas de son état d’immunité vis-à-vis de la COVID-19. Un test négatif ne peut pas être interprété comme une absence d’infection si le prélèvement a été réalisé trop tôt après l’infection.

Un numéro vert répond en permanence à vos questions,

24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000

Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, si vous présentez des premiers signes d’infections respiratoires (fièvre ou sensation de fièvre, toux) restez chez vous et appelez votre médecin. Si les signes s’aggravent, appelez le 15 ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.

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