Fiche Maladie du COVID-19

L’épidémie du nouveau coronavirus SARS-CoV-2, l’agent de la COVID-19

Le 9 janvier 2020, la découverte d’un nouveau coronavirus a été annoncée officiellement par les autorités sanitaires chinoises et par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce nouveau virus, le SARS-CoV-2, est l’agent responsable de la COVID-19. A ce jour, plus de 50 millions de personnes ont été diagnostiquées dans le monde et 1.3 millions de décès sont à déplorer.

Coronavirus covdi-19

Virus responsable

Le SARS-Cov2 appartient à la famille des coronavirus qui compte sept membres. Entourés d’une capsule de protéines en forme de couronne (« corona » en latin), ces virus provoquent des infections des voies respiratoires et sont très courants chez certains animaux, tels que la chauve-souris et le dromadaire. Quatre d’entre eux sont responsables de rhumes, mais le SARS qui a causé une épidémie de pneumonies en 2003 et le MERS apparu au Moyen-Orient en 2012, sont responsables de pathologies plus sévères. Le génome de ce nouveau virus SARS-CoV-2 a été séquencé. Il est proche du virus du SARS qui, en 2003, a infecté environ 8 000 personnes, causant la mort de 800 personnes.

Symptômes de la maladie COVID-19

Les patients infectés ne développent pas forcément de symptômes ou peuvent présenter des symptômes légers comme des troubles sensoriels appelés “anosmie” et “agueusie” (perte de l’odorat et du goût). Les symptômes peuvent aussi se traduire par de la fièvre, de la toux, des courbatures, de la fatigue et parfois une dyspnée (difficulté respiratoire). Les formes les plus graves peuvent aboutir à un syndrome de détresse respiratoire aiguë et à un dysfonctionnement d’organes conduisant parfois au décès du patient. Dans certains cas, une diarrhée et des vomissements peuvent aussi apparaître. Il apparait maintenant de plus en plus évident que l’infection par le SARS-CoV-2 peut conduire à des séquelles à longs termes (atteintes vasculaire et cardiaque, fibrose pulmonaire etc).

Transmission

La transmission interhumaine est avérée. Il est probable que ce coronavirus soit similaire aux autres coronavirus humains, qui sont généralement transmis lors de contacts étroits par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le patient ou après un contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces sécrétions. Les coronavirus survivent de quelques heures à quelques jours dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours.

La durée de l’incubation [délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes d’une maladie] a été estimée à 6 jours mais peut aller jusqu’à 14 jours.

Contagion

Le taux de contagion du coronavirus (appelé R zéro) va de 2 à 2,5, selon les estimations actuelles, ce qui signifie qu’une personne porteuse et contagieuse peut transmettre le virus à plus de deux personnes. Plusieurs études ont démontré qu’une personne atteinte de la COVID-19 pouvait être contagieuse avant que des symptômes apparaissent.

Les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et présentant une infection respiratoire doivent appeler le 15 qui leur indiquera la procédure à suivre. Ils ne doivent pas se rendre aux urgences ou chez le médecin.

Traitement de la maladie COVID-19

Il n’existe pas à ce jour de traitement antiviral contre les coronavirus. Des traitements spécifiques sont à l’étude et seront testés par des essais cliniques. A ce jour, seuls les symptômes de la maladie peuvent être traités.

De très gros espoirs sont actuellement placés sur le développement de vaccins et l’utilisation d’antiviraux. Dans ce dernier domaine, l’Institut Pasteur de Lille est très actif. Un candidat très prometteur a été découvert et des essais cliniques sont envisagés pour le début de l’année 2021.

Les vaccins contre la COVID-19

Des annonces récentes ont mis en lumière les résultats des essais cliniques de phase III. Plusieurs vaccins à ARN messager donnent des résultats très intéressants avec des taux d’efficacité élevés.

Les vaccins évalués actuellement dans des études de phase III se regroupent en différentes familles ou  « plateformes vaccinales ». Ils incluent les vaccins inactivés, recombinants, vectorisés sans réplication (adénovirus) et à ARN messager. D’autres familles de vaccins sont à des stades plus précoces de leur évaluation comme les vaccins vivants atténués (administrés par voie intranasale), vectorisés avec réplication (au sein du virus de la grippe  ou du virus des oreillons), à ARN autoréplicant ou à ADN.

La recherche vaccinale contre la COVID-19 mobilise une multitude d’équipes de chercheurs à travers le monde.  A ce jour, plus de 200 000 personnes participent aux essais cliniques.

L’Institut Pasteur de Lille est actif dans le domaine de la vaccination anti-COVID-19. L’une de ses équipes, dirigée par le Dr Camille Locht (Centre d’Infection et d’Immunité de Lille), tente de faire exprimer des antigènes viraux par le germe de la coqueluche. Ce vaccin est un vaccin vivant atténué applicable par voie nasale.

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